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samedi 4 janvier 2014

Projet Arenice à la plaine des Linandes : une fuite en avant pour masquer les difficultés de notre agglomération !

Aren'Ice, un projet inopportun dans ce contexte de crise !
A la veille de la trêve des confiseurs, Françoise Courtin, tête de liste "Ensemble, ré-inventons Cergy", avec les élus communautaires communistes, a voté contre le projet Aren-ice. Nous publions leur communiqué de presse :

 Mardi 17 décembre, les élus communautaires communistes ont voté contre la Délégation de Service Public, en vue de la construction et de l'exploitation d'AREN'ICE, équipement à dominante sportive ( 2 patinoires) qui accueillera la Fédération Française de Hockey sur Glace sur la Plaine des Linandes.

Le résultat du vote a été: 43 pour, 9 contre, 8 abstentions.

N
ous avons jugé inopportun que la Communauté d'Agglomération de Cergy-Pontoise ( c'est-à-dire tous les habitants) s'engage à payer au délégataire 73 millions d'euros sur 20 ans, soit environ 3,5 millions d'euros par an, ce qui est considérable.

Le président de la CACP, Dominique Lefevre nous à rassurés quant à l’impact écologique: des progrès importants ont été réalisés sur ce type d’équipement, par définition gros consommateur d’énergie pour fabriquer la glace. De même sur le profil du délégataire de service: l’Ucpa qui en est la tête du groupement est un mouvement populaire reconnu.

Le projet a des aspects séduisants indéniables : il est porté par la fédération nationale de hockey, des évènements internationaux peuvent s’y dérouler, l’équipement est modulable pour recevoir après transformation des spectacles différents, les scolaires sont susceptibles d‘en bénéficier.

Il est sans doute vrai aussi que rénover la patinoire actuelle de Cergy Préfecture aurait un coût important pour un résultat aléatoire.

Mais la facture risque cependant d’être salée pour les habitants si cet équipement est au final sous-utilisé. Même si on peut le regretter, ce risque ne peut pas être négligé dans un pays qui n’a pas la tradition des sports de glace comme la Finlande ou le Canada.

Une piscine olympique alors qu’il n’y en a qu’une pour tout le Val d’Oise (Sarcelles) conjuguerait sans doute mieux sport de compétition et sport de loisirs.
Pourquoi une nouvelle patinoire alors que nous avons aucune piscine
à bassin de 50 mètres dans notre agglo' !
 Nous ne sommes pas convaincus non plus par la vision idyllique de la plaquette de présentation d’Aren’Ice quant aux retombées futures promises à l’agglomération et à la ville de Cergy en terme de développement économique et d’attractivité.

Le développement de notre agglomération dans le contexte de crise économique et sociale ne passe par une fuite en avant dans des projets surdimensionnés comme l'Aren'Ice ou comme le Palais des Congrès promis par Thierry Sibieude et la droite, mais plutôt par une action tenace dans la durée pour que les entreprises retrouvent le chemin de Cergy-Pontoise.

dimanche 15 décembre 2013

Réindustraliser Cergy et son agglomération ? Chiche mais pas dans n'importe quelles conditions !




Thierry Thibault, co-listier de Françoise Courtin, co-animateur de liste "Ensemble, ré-inventons Cergy" nous livre sa position sur le débat en cours dans notre agglomération sur la question centrale de la réindustrliasation.




Ré-industrialisation ? Ou comment produire autrement ?

On sent que la campagne des  municipales s’ébroue, se réveille doucement.  Le candidat déclaré de la droite revancharde à Cergy attaque  ses adversaires favoris, le Parti Socialiste, en personnalisant les erreurs du passé tout en oubliant les méfaits de la droite depuis des années dans d’autres communes. C’est vrai qu’il fait écho aux déclarations de Dominique Lefebvre et de sa volonté de faire de Cergy un territoire industriel (n° 199 de décembre 2013 de 13 Comme Une).

La réindustrialisation doit être utile aux Cergyssois, pas aux prédateurs d'aides publiques

Nous, nous disons chiche ! Allons-y ! Mais pas dans n’importe quelles conditions. Car l’offre proposée par la CACP est de donner un territoire à ceux qui veulent bien le prendre : Safran-Sagem, Sensiet Cosmetic Technologies. Mais si l’on prend l’exemple de Safran-Sagem la majorité des emplois seront réservés aux ingénieurs et aux cadres.

Pas de quoi offrir en tout cas à tous les cergyssois, quelques soient leurs qualifications, un emploi à la hauteur de leurs attentes. Le monde n'est pas fait que de cadres et d'ingénieurs. Toutes les classes sociales subissent aujourd'hui le chômage et toute politique économique, même locale, digne de ce nom, se doit d'être suffisamment ouverte pour offrir un débouché à tout un chacun. Et cette même politique doit s'accompagner de prises de garanties vis-à-vis des investisseurs potentiels afin d'éviter les "chasseurs de primes" et autres prédateurs d'aides publiques.
Vivre et travailler à Cergy passe par la réindustrialisation
de notre agglomération

Pour "réinventer Cergy", nous souhaitons rétablir le potentiel économique du territoire en relocalisant l’économie parce que l’urgence écologique doit devenir notre priorité, parce qu’il est une nécessité de lutter contre le chômage et reconstruire un tissu industriel diversifié.

Mais cette politique d’aménagement et de développement du territoire ne peut se faire que sur des exigences d’emploi, de qualification, de recherche et d’environnement.

Faire de Cergy, un pôle de développement de l'économie sociale et solidaire 

L’Economie Sociale et Solidaire est une des voies alternatives pour relancer l’activité en sortant du mythe de la croissance économique à n’importe quel prix. Elle interroge sur l’utilité sociale de la production, son impact environnemental et la démocratie sociale, c’est-à-dire la manière dont sont organisées les prises de décision dans l’entreprise et la société. 

Les acteurs de l’ESS sont au service d’une économie plus durable, parce qu’au service des besoins et non pas à la merci des cours de la Bourse ou d’objectifs de rendement, d’intéressement ou de dividendes pour enrichir des actionnaires. Il est enfin nécessaire de développer une alternative à l’auto-entreprenariat tant prisée par la droite en offrant au travailleur un parcours sécurisé en tant que  salarié d’une entreprise collective.